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Peinture contre coups durs

Ce mois-ci, l’hôpital Charles Foix expose treize tableaux de l’Ivryenne Irène Philippo. Une peinture intense, lumineuse et salutaire.

Culture

Peinture contre coups durs© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Frédéric IriarteUn chevalet et une volonté d’acier : la peintre Irène Philippo dans son appartement de la place des bouleaux.

Au commencement, Irène Philippo maniait les ciseaux plutôt que les pinceaux. « J’étais coiffeuse, et ne connaissais rien à l’art. Dans mon entourage, personne ne parlait de peinture, se souvient-elle. En 2001, j’ai contracté une maladie pulmonaire à cause des produits chimiques pour les colorations, les permanentes. J’étais très fatiguée, et là, j’ai eu le déclic en découvrant le livre Un dimanche avec Van Gogh (Flammarion 1993)… »

Aussitôt, elle achète toiles, pinceaux et peinture à l’huile, et emprunte des livres d’art à la médiathèque. Son premier tableau représente l’église d’Ivry, à la manière de Vincent Van Gogh.

Nouveau coup du sort en 2006 quand, atteinte d’un cancer, elle est licencée. « J’ai perdu mon travail, mais surtout mon métier, que j’adorais. Quand j’ai commencé à peindre, la vie m’échappait, j’étais en train de perdre tellement de choses, et cette matière m’a fait vivre, continuer à avancer. Je me renfermais, et les tableaux étaient une petite ouverture. »

Pendant quatre ans, elle réalise quarante-huit toiles, une par mois. À cause de son asthme, elle les peint vite, en deux ou trois jours, tant que la peinture est fraîche. « La maladie a déterminé ma cadence de travail ! » constate-t-elle. Et ses pinceaux deviennent des outils contre la souffrance.

Faire rejaillir la lumière

Par ailleurs, l’autodidacte picturale s’inscrit à des ateliers municipaux dans le XIIIe arrondissement, puis à Ivry avec les artistes Olivier Lebars, Arezki-Aoun et Philippe Rousseau. Ainsi qu’à un CAP de vitraillier à l’atelier vitrail de Choisy-le-Roi.

« Mes professeurs m’ont appris à regarder les zones de lumière et les zones d’ombres. J’ai tellement besoin de vie et de lumière que je n’arrive pas à voir le sombre. Mais pour faire ressortir la lumière, on a besoin d’obscurité. »

Irène l’Ivryenne capte cette nature, si rare en ville mais sublimée par Van Gogh et son maître, Jean-François Millet. Elle ressent son environnement quotidien d’un autre œil, peint les bâtiments, les paysages… et ses voisins. Le portrait qu’elle réalise de l’un d’eux, à la façon du Père Tanguy de Van Gogh – en plus souriant –, est lumineux. D’une lumière nécessaire.

Daniel Paris-Clavel

Continuité, Millet… Van Gogh… Exposition des peintures d’Irène Philippo jusqu’au 24 février à l’Animation centrale. Vernissage le 10 février à 16h, visite commentée le 15 février à 14h15.

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