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Harlem quartet : d’amour et de vérité.

Présentée au Centre dramatique national du Val-de-Marne du 22 au 30 mars, l’adaptation d’Harlem quartet par Elise Vigier place la pensée universelle de l’écrivain afro-américain James Baldwin (1924-1987) sur le devant de la scène. Une œuvre sensible qui prend place dans l’Amérique ségrégationniste des années 50-60.

Culture

Harlem quartet : d’amour et de vérité.© Tristan Jeanne-Valès« Harlem quartet » porte la parole de tout un peuple et, au-delà, de l’Humanité.

Des parcours, des mots, des combats… Une sensibilité, une colère, un questionnement... Harlem quartet, c’est tout cela à la fois. Un roman à l’image de son auteur James Baldwin, écrit en 1979. Figure littéraire et politique, l’écrivain américain n’a eu de cesse de témoigner de la vérité. Noir, homosexuel et pauvre, lui qui est né et a grandi dans le Harlem d’avant les droits civiques, parle haut et fort des choses qu’on ne dit pas dans une Amérique raciste, sexiste, violente et profondément inégalitaire.

« C’est un roman traversé par quelque chose de totalement universel, il ne parle pas que des Noirs américains, explique la metteure en scène Elise Vigier, membre du collectif Les Lucioles. Je l’ai lu ce livre à 20 ans et j’ai été bouleversée par la langue de Baldwin, son écriture, sa relation à l’amour. Des années plus tard, j’ai voulu raconter cette histoire singulière qui est celle d’un deuil, d’une bande d’amis, d’amoureux et d’amoureuses. L’histoire d’une fraternité. »

Pour son fils qui le questionne, Hall Montana, Noir américain, retrace sa vie, son histoire commune avec son frère adoré, Arthur, chanteur de gospel, mort à 39 ans. Il narre la jeunesse de quatre adolescents. Et se faisant, revisite l’histoire de Harlem, des États-Unis, de la communauté afro-américaine dans les années 50-60. La grande Histoire croise la petite.

Se remémorer

« Ce texte parle de la mémoire, collective et intime, note Elise Vigier. Comment on retraverse la mémoire et on la transforme. Au-delà, Baldwin interroge : Comment peut-on aller finalement vers autre chose que la condition qui nous serait assignée ? »

Sur le plateau, six comédiennes et comédiens, merveilleux d’intensité, et - événement trop rare - noir(e)s. Scènes de vie et séquences vidéo pour beaucoup tournées à Harlem alternent pour mieux se confondre. La musique occupe une place majeure. Elise Vigier s’est entourée de trois musiciens, dont le rappeur et poète américain Saul Williams. En illustration sonore, gospel et sons d’archives se mêlent avec contemporanéité.

« Dans le contexte d’aujourd’hui, la parole de Baldwin ressurgit de manière prégnante, elle réinterroge, observe la metteure en scène. La radicalisation, l’étiquetage social peuvent faire émerger les pires choses. »

Sylvie Moisy

Du 22 au 30 mars, Harlem Quartet de James Baldwin, mis en scène par Elise Vigier. Centre Dramatique National du Val-de-Marne - Théâtre des Quartiers d’Ivry : Manufacture des Œillets, 1 place Pierre Gosnat. 01 43 90 11 11. theatre-quartiers-ivry.com

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