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Le Cid court toujours

Amour, honneur, trahison...Des thèmes qui parcourent avec force la tragi-comédie de Corneille et qui continuent, quatre siècles plus tard, de faire écho à nombre de préoccupations contemporaines. La pièce est à l'affiche du Théâtre des quartiers d'Ivry - Centre dramatique national du Val-de-Marne, du 4 au 14 avril.

Culture

Le Cid court toujours© DiePC15Entre la défense de l’honneur de son père (Jean-Claude Drout) et son amour pour Chimène, Rodrigue (Thomas Condemine) va devoir choisir.

« Va, cours, vole et nous venge ! » Des générations entières de collégiens ont appris les célèbres alexandrins de Pierre Corneille et les gardent en mémoire. « Paradoxalement, ce grand poème national reste très peu joué sur scène », relève le metteur en scène Yves Beaunesne, directeur du Centre dramatique national de Poitou-Charentes.

Dans l’inconscient collectif, la pièce est devenue le symbole de ce que l’on appelle le dilemme cornélien ; ce choix impossible entre l’honneur ou l’amour. L’argument est connu : les jeunes Rodrigue et Chimène sont amoureux. Pour relever l’honneur de son père bafoué, Rodrigue tue le père de son amoureuse, Don Gomès. À son tour, la jeune femme veut se venger : elle réclame au roi la tête de son prétendant.

A quatre siècles de distance, l’œuvre continue de faire écho aux préoccupations contemporaines. C’est toute la force d’un grand texte littéraire. Le metteur en scène souligne combien les questions de l’honneur et de l’intimité sont toujours particulièrement sensibles. Aujourd’hui, une adolescente peut voir livrer son intimité en pâture sur la toile, être victime de cyber-harcèlement. Yves Beaunesne relève aussi l’audace d’un texte « qui fait dire à ses deux personnages féminins, des choses à la fois intimes, des déchirements et des contradictions. »

Quant au contexte historique, une Espagne sous la domination des Maures, il nous renvoie au dialogue des cultures. Les compositions chantées en arabe, espagnol et latin de Camille Rocailleux, font entendre ce brassage. Pour garder « leur sève juvénile » aux alexandrins, le dramaturge mise « sur l’insolence et la force des comédiens », notamment celles de Thomas Condemine (Rodrigue) et de Zoé Schellenberg (Chimène). Le décor reprend le motif du moucharabieh, dont les ouvertures laissent passer la lumière et évoquent les allers-retours incessants entre les paroles publique et privée.

Mathieu Oui

Le Cid de Pierre Corneille par Yves Beaunesne : du 4 au 14 avril au Théâtre des Quartiers d’Ivry - Centre dramatique national du Val-de-Marne. Manufacture des Œillets, 1 place Pierre Gosnat. 01 43 90 11 11.

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