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Mirela Popa : artiste nomade.

Dans ses installations comme dans ses photographies, Mirela Popa, artiste ivryenne d’origine roumaine, se nourrit de ses voyages et de son goût pour la petite et la grande histoire.

Culture

Mirela Popa : artiste nomade.© Mirela PopaPour l’artiste, les images de la Mer de Glace renvoient aux grandes épopées comme la traversée des Alpes par Hannibal.

« Dans mon exposition, il y a beaucoup de voyages et beaucoup d’histoires », résume dans un rire Mirela Popa. Des sous-sols d’Ivry aux sommets de la Mongolie, de la mer de Glace à la Roumanie en passant par les bassins miniers du nord de la France, l’artiste aime les déplacements. Nomade, Mirela l’est aussi dans sa pratique artistique : elle se transporte de l’installation photographique au dessin, de la vidéo à la sculpture.

Née en Roumanie en 1975, cette ancienne diplômée des Beaux-arts de Dijon a établi son atelier à Ivry, il y a près de vingt ans. L’exposition à la galerie Fernand Léger confronte des travaux récents à des pièces plus anciennes. Depuis quatre ans, Mirela s’est intéressée au diagnostic archéologique engagé sur les terrains des  anciens dépôts du BHV à Ivry-Confluence.

Elle a passé des heures auprès des équipes d’archéologues à étudier les mouvements géologiques et historiques du sous-sol. La reconstitution de cette immersion artistique prend la forme d’un triptyque vidéo et d’une installation sonore du compositeur chilien Roque Rivas.

Grandes conquêtes

Légèrement énigmatique, le titre de l’exposition, En cas de doute, horizon 6, fait référence à une expression utilisée par les archéologues.  A chaque nouvelle découverte (silex, ossement, céramique….), ces derniers doivent effectuer une datation possible de la pièce. L’horizon en question est à la fois un terme stratigraphique et une période archéologique. Pour l’artiste, il fait aussi écho aux tâtonnements propres à la création artistique, aux petites histoires, celles que l’on imagine ou que l’on reconstitue à partir de quelques bribes.

La notion de migration, titre d’une précédente exposition de Mirela Popa, constitue probablement l’une des clefs de sa démarche. « Mon travail se situe souvent entre deux pays, entre la petite et la grande histoire, entre la migration personnelle et les grandes conquêtes », résume la plasticienne. En Mongolie, elle a photographié des tas de pierre, sorte de stupas de fortune… Sous la forme de tas de pierre ou de sable, l’accumulation est un motif récurrent de son travail. Une façon pour cette créatrice toujours en mouvement de prendre possession d’un territoire.

Mathieu Oui

En cas de doute, horizon 6 de Mirela Popa : du 6 avril au 2 juin (vernissage le 5 avril à 18h) à la galerie Fernand Léger : 93 avenue Georges Gosnat. 01 49 60 25 49. Du mardi au samedi (14-19h), entrée libre.

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