logo du site d'Ivry ma ville. Ivry94.fr

Réseaux sociaux

Accueil > Actualités > Ivry contre l’esclavage Zoomer Dézoomer Imprimer Facebook Twitter Transfèrer à un ami

Ivry contre l’esclavage

Orné d’une fresque représentant le boxeur américain, le terrain Muhammad Ali sera inauguré le 5 mai. Un temps fort qui marquera le coup d’envoi de la première édition des Journées des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Imaginées par la Ville, elles ont pour but de faire avancer les consciences et construire une mémoire collective autour de ces questions, toujours sensibles.

Société, Démocratie locale

Ivry contre l’esclavage© Mairie d'Ivry-sur-Seine - David MerleDu 5 au 31 mai, projections, rencontres, parcours mémoriel, théâtre au programme des Journées des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions.

À Ivry-port, le mur de l’ancienne usine Mercier au bord du terrain d’évolution parle désormais à tout le monde. Il est barré par une magnifique fresque de Muhammad Ali réalisée par le graffeur Vince. Le 5 mai, la ville donnera le nom de la légende de la boxe à ce lieu totem du quartier. « En plus d’avoir été un immense sportif et un symbole chez les jeunes, Muhammad Ali était petit-fils d’esclave et défenseur des droits civiques aux États-Unis, ce qui justifie cet honneur », rappelle Mehrez Mraidi, le président de l’association Kinkiliha qui est à l’origine du projet artistique.

Cette initiative surviendra en amont de la Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage, le 10 mai. Jusqu’au 31 mai, d’autres rendez-vous seront proposés par la municipalité, de concert avec les associations locales et les équipements culturels. Projections, rencontres, parcours mémoriel, théâtre…, jalonnent la première édition des Journées des mémoires de la traite, de l’esclavage, et de leurs abolitions.

Leur objet, favoriser la réflexion, faire avancer les consciences, construire une mémoire collective. Élargir également le rayonnement à d’autres thématiques en lien tels que l’esclavage colonial, les crimes contre l’humanité, les génocides, les idéologies qui théorisent le racisme.

Construire une mémoire collective

Sans faire de rapprochement mécanique, cette première édition poursuit un processus entamé voici une quinzaine d’années avec la Semaine de la mémoire. Réfléchir sur de grandes brûlures de l’histoire, prévenir leur récidive… Des conférences et des tables rondes se sont déjà tenues sur ces questions.

En 2009, le conseil municipal a mis en place une Commission mémoire. Celle-ci intègre à la réflexion la commémoration d’événements de notre histoire peu valorisés ou mal connus, tels les crimes liés à la colonisation. Ivry contre l’esclavage, du 5 au 31 mai, vise aussi à combler un déficit d’initiatives. Pourtant des efforts ont été accomplis avec, par exemple, des dénominations de lieux dans la ville.

Les équipements culturels ne sont pas à la traine. « Nous n’attendons pas les anniversaires ni les commémorations pour monter nos programmations et nous aimons, notamment voyager à travers les révoltes », confirme Elisabeth Chailloux, codirectrice du Théâtre des quartiers d’Ivry. Deux pièces y seront jouées. L’une, intitulée Noire, raconte que rester assise, c’est parfois être debout.

Frédéric Lombard 

Voir le programme complet

Entretien
Olivier Beaubillard, adjoint au maire délégué à la culture et à la mémoire

« Nous travaillons dans la durée »

Pourquoi avoir créé ces journées mémoires ?


Il s’agit d’enrichir la commémoration du 10 mai en proposant d’approfondir cette question et de la porter à la réflexion du plus grand nombre d’habitants, notamment par le biais d’initiatives artistiques, culturelles et d’appropriation de connaissances. À Ivry, nous questionnons notre mémoire collective lors de cérémonies et manifestation commémoratives, particulièrement au mois de janvier avec la Semaine de la mémoire, sur les crimes contre l’humanité et les génocides.
Ivry a aussi sa propre histoire…
Notre ville est constituée de migrations successives, notamment celles venues de régions du monde qui ont connu l’esclavage et la domination coloniale. Il y avait une demande des habitants d’ouvrir davantage sur l’histoire coloniale de la France, d’aborder plus en profondeur les questions de ses liens avec l’esclavage.

Ces journées mémoires seront-elles pérennisées ?

Nous le souhaitons. Chaque année, entre le 10 et le 23 mai, nous mettrons en place des moments de réflexion et de recherche qui seront abordés dans une démarche d’éducation populaire. Ils visent à toucher le plus grand nombre. Cette première édition s’inscrit dans cette volonté, tous les ans au mois de mai, d’accompagner ou initier, d’élaborer des rendez-vous qui contribuent à co-construire une culture commune. D’où la création d’un groupe de travail et de réflexion dédié à ce sujet au sein de la Commission mémoire. Nous travaillons dans la durée pour faire avancer les consciences.

Réagissez à cet article

Soyez le premier à réagir à cet article

Laisser un commentaire
Validation

Pour valider le formulaire, saisissez les 3 derniers caractères de la série (sans ajouter d’espace entre les caractères).

  • B
  • G
  • 1
  • 9
  • 2
  • 2
  • L
  • X

*Champs obligatoires