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Se projeter en 2030

Lors de la réunion d’échange du 3 mai sur le document d’orientation « Vers Ivry 2030 », les élus ont présenté l’avancée de leurs travaux sur quatre grands chapitres. Franchir un nouveau cap en matière de démocratie et de citoyenneté. Porter les transformations urbaines, sociales et environnementales pour et par les habitants. Défendre et penser un service public porteur d’émancipation et d’accès aux droits. Agir contre l’exclusion.

Démocratie locale

Se projeter en 2030© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Frédéric Iriarte

« Suite aux Assises de la Ville, la municipalité a d’ores et déjà pris des engagements : verbaliser les incivilités, ouvrir un débat contradictoire sur l’avenir de l’usine du Syctom, mieux prendre en compte la vie des habitants d’Ivry Confluences durant les chantiers..., a indiqué le maire en introduction de la réunion du 3 mai à l’Espace Gérard Philipe. Ce soir, il s’agit de se projeter plus loin et de prendre des engagements pour l’avenir. » C’est la deuxième rencontre, après celle du 9 avril, consacrée au document d’orientation « Vers Ivry 2030 ». Les élus ont présenté aux habitants leur travail en cours, élaboré avec les cadres de l’administration communale, sur les quatre grands chapitres que comporte ledit document.

Sous l’intitulé « La ville est nous - Citadin citoyen » projeté sur un écran, Bozena Wojciechowski a égrené les grands enjeux d’une démocratie et d’une citoyenneté ravivées. « Il existe un fort héritage de démocratie participative à Ivry, a rappelé l’adjointe au maire. Mais la démocratie n’est jamais achevée. L’objectif constant est de partager le pouvoir avec les citoyens, afin qu’ils soient au cœur des prises de décisions locales. » Dans un contexte général de défiance accrue vis-à-vis du politique, l’élue a pointé les menaces institutionnelles et financières que l’État fait peser sur les communes, qui sont pourtant le lieu privilégié de la vie démocratique. Elle a réaffirmé l’échelle idoine de proximité des six quartiers de la ville et les instances qui l’animent : comités de quartier, conseils locaux, Maisons de quartier... « Un autre enjeu essentiel pour les années à venir est de donner une vraie place aux citoyens dans les processus de décisions municipales », a-t-elle également pointé. Enfin, le rôle des associations comme piliers de l’engagement a été souligné.

Deux habitantes ont attiré l’attention sur les difficultés à associer davantage d’Ivryens à la Coopérative citoyenne dont elles sont membres. « Et on se demande parfois qu’elle est notre légitimité dans cette instance en tant qu’individu dans une ville de 60 000 habitants », s’est interrogée l’une d’elles. Pour Bozena Wojciechowski , « la Coopérative n’a que trois ans. C’est normal que l’on tâtonne un peu. » Pierre Chiesa, conseiller municipal, s’est lui inquiété de la faible inscription des Ivryens sur les listes électorales : « 46 % contre 50 % à Vitry, 54 % à Villejuif et plus de 60 % à Charenton ».

Niveau de réponse

Le maire a souligné la nécessité de lieux où faire vivre la démocratie et l’importance de la transmission d’informations aux habitants pour qu’ils puissent prendre pleinement part à la vie citoyenne. Il a également souhaité que les élus « passent davantage d’une posture tribunicienne et de responsabilité à un rôle de médiateurs et de facilitateurs entre habitants et services publics. »

Le deuxième chapitre du document « Vers Ivry 2030 » s’intitule « Vers une maîtrise collective des transformations urbaines, sociales et écologiques d’Ivry ». Le 1er adjoint au maire, Romain Marchand a listé des « défis à relever » pour une ville qui devrait compter d’ici douze ans 75 000 habitants. Comment permettre aux Ivryens de rester dans leur ville ? De quels équipements, espaces publics et de quels transports avons-nous besoin ? Comment notre Ville peut-elle contribuer à dépasser la crise climatique ? Comment accueillir les activités économiques pour favoriser l’emploi ? Dans chacun de ses domaines, « faut-il se contenter du niveau de réponse porté par les politiques municipales actuelles ? Aller plus loin ? Ou dans notre contexte budgétaire difficile, marquer le pas ? », a questionné l’élu.

« Si nous en restons au niveau d’une « maîtrise collective » comme le dit l’intitulé, cela me semble insuffisant, a rétorqué un participant de la réunion. Il faut qu’Ivry entre de plain-pied dans le XXIe siècle notamment sur les transformations écologiques essentielles. Il faut aller vers une " ville apaisée " ce qu’Ivry n’est pas en termes de circulation, de stationnement, d’incivilités... »

Une membre du collectif 3R a rappelé son opposition au projet de reconstruction de l’usine de traitement des déchet : « ce serait accueillir dans un territoire dense et populaire une usine du XXe siècle et ce pour 50 ans ! » Philippe Bouyssou a informé l’auditoire qu’une réunion contradictoire serait organisée le 3 juillet, comme il s’y était engagé lors de la soirée de restitution des Assises le 2 février.

« Le service public, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas », ont formulé les élus pour introduire la troisième partie : « Défendre et penser un service public porteur d’émancipation et d’accès aux droits ». L’adjoint au maire en charge des finances, Mehdy Belabbas a rappelé que les différentes politiques gouvernementales « nous enlèvent des possibilités et des moyens d’agir. Cela peut se traduire par moins d’agents pour nettoyer nos rues, moins d’agents dans les accueils des écoles, etc. Les réformes gouvernementales suivent une logique : celle de transférer petit à petit ce qui relève de l’intérêt général vers le secteur mercantile, le secteur privé. » Pour Méhadée Bernard, il faut au contraire renforcer le service public. L’élue a ajouté « qu’il faut, dans ce contexte politique et budgétaire contraint, inventer, créer, mais créer du commun. Nous avons par exemple réfléchi à la question de la porosité des équipements publics : un réfectoire scolaire n’est occupé que 4 % du temps. Pourrait-il servir à autre chose qu’accueillir les élèves ? Il en est de même pour les cours d’école le week-end... »

Au sujet du dernier chapitre, « Agir contre l’isolement et la précarité »¸ les élus Sabrina Sebaihi et Mehdi Mokrani ont rappelé que 26 % des Ivyens vivent sous le seuil de pauvreté. Ils ont listé les politiques menées dans différents champs : résorption des bidonvilles, rapport du conseil scientifique sur les économies parallèles, lutte contre les inégalités, actions en direction des retraités... De grands enjeux émergent du travail engagé sur ces questions : effectuer des diagnostics sociaux permanents, sécuriser les parcours de chacun, améliorer l'accès aux droits, faire de la ville un territoire d'expérimentations sur les thématiques liées à la précarité, porter un regard sans naïveté sur les économies parallèles.

En conclusion, le maire Philippe Bouyssou a expliqué que « rien n’était gravé dans le marbre. Si ce document n’est pas le fruit d’une co-rédaction avec les habitants, les échanges de ce soir vont nourrir notre réflexion. Le document « Vers Ivry 2030 » vous sera présenté en juin lors d’Ivry en fête. Mais dans les années à venir, les propositions qui y seront énoncées devront être précisées et amendées. »

Thomas Portier

Lire le document de présentation projeté lors de la réunion

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