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À Wallon et Thorez, on tient tête

Parents et enseignants organisaient une Nuit du collège le 3 mai dernier à Wallon, et une Nuit des écoles à Maurice Thorez le jour suivant. En cause : le manque de moyens pour assurer la réussite de tous les élèves.

Enfance-jeunesse

À Wallon et Thorez, on tient tête© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Frédéric IriarteAu collège Wallon, parents et enseignants se mobilisent contre le manque de moyens accordés à l’établissement.

Pour certains d’entre eux, ils étaient déjà présents en 2009. À l’époque, parents et enseignants avaient bloqué le collège Wallon une semaine durant pour réclamer l’ouverture d’un poste de CPE. « Sur une grande banderole, nous avions écrit : ʺ Nous le Wallon bien ʺ, sourit Matthieu Gazeau, professeur de français. Au final, nous l’avions gagné ce poste ! »

Dix ans plus tard, les revendications ont changé mais la détermination demeure intacte. Ce 3 mai, ils sont une quarantaine de parents et d’enseignants rassemblés devant le collège. L’objet de leur courroux : la réduction de la Dotation horaire globale (DHG), enveloppe financière versée par l’Éducation nationale qui permet à l’établissement, classé REP*, d’assurer des cours d’aide aux élèves en difficulté.

«À titre d’exemple, en 2012, nous pouvions proposer des cours de soutien en demi-groupes toutes les semaines, explique Alice Pradoura, enseignante de français. Désormais, c’est seulement tous les quinze jours. On met la réussite des élèves en péril ! » Autre dispositif menacé : ʺ Coup de pouce ʺ, un tutorat individualisé d’une dizaine d’heures par semaine, réduit à quatre heures dès septembre. « On a la chance d’avoir ici des enseignants motivés et professionnels, résume Hassina Khladi, présidente de la FCPE du collège. Mais avec ce que prépare le gouvernement, c’est la qualité des enseignements et des projets pédagogiques qui est remise en cause. Donc on tient tête ! »

Présente également ce soir-là, Lamya Kirouani, vice-présidente du Conseil départemental, a rappelé « qu’au-delà du collège Wallon, c’est l’école publique dans son ensemble qui est attaquée par le gouvernement. » Reçus par le rectorat le 13 mars dernier, les syndicats de parents et d’enseignants n’ont pour le moment obtenu aucune réponse quant à leurs revendications. Et ceux-ci préviennent : une nouvelle nuit des collèges est à prévoir en juin. 

Florian Guéguen 

* Réseau d’éducation prioritaire

Les écoles aussi
Sur place, ils étaient plusieurs parents d’élèves de l’école élémentaire Maurice Thorez à afficher leur soutien. « C’est le futur collège de nos enfants, c’est normal que nous soyons là », affirme Caroline Richard, parent d’élève FCPE. Ces derniers organisaient le lendemain, le 4 mai, leur propre nuit des écoles, à Maurice Thorez. Réunissant une cinquantaine de parents et enseignants, l’évènement visait à protester contre les fermetures de classe à la rentrée 2019 – une en maternelle, une autre en élémentaire - et l’insuffisance de remplacement des professeurs absents.

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