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Migrants : des villes s’engagent

En mars, le maire Philippe Bouyssou était allé visiter le camp de réfugiés de Grande-Synthe où vivent environ 2000 personnes. À son tour, son homologue Damien Carême, édile de cette commune du Nord, a arpenté ce 25 mai le centre d’hébergement d’urgence pour migrants situé sur le site de l’ancienne usine des eaux de Paris. Objectif : fédérer les Villes accueillantes pour les migrants.

Société

Migrants : des villes s’engagent© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Frédéric Iriarte

« Notre grand sujet de fierté, c’est cette école intégrée. C’est une première en France », s’exclame Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs Solidarité en faisant visiter le centre d’hébergement d’urgence pour migrants (Chum) dont son association assure la gestion. Si le directeur fait ainsi le guide, c’est pour la délégation de Grande-Synthe, mené par son maire Damien Carême. Cette commune du Nord est célèbre pour son camp de réfugiés où vivent 2000 personnes. « Hier, nous avons mis à l’abri plus de 400 migrants dans différents centres d’accueil et d’orientation et centres d’hébergement d’urgence des Hauts-de-France, explique l’élu, visiblement soulagé. Cela s’est fait dans le calme, le respect et la dignité. »

Ce 25 mai, le programme est également chargé. « Je suis venu rendre la politesse à Philippe Bouyssou qui s’était rendu à Grande-Synthe en mars. Ensuite je suis attendu par Anne Hidalgo au camp du Millénaire, Porte de la Villette, explique Damien Carême. L’idée est de créer une sorte d’association des villes accueillantes pour les migrants, celles qui se mobilisent concrètement, comme Ivry, ou qui voudraient le faire. »

Pas de sortie sèche

Accompagnée du maire Philippe Bouyssou et de Mehdi Mokrani, adjoint au maire en charge de la politique sociale et solidaire, la délégation a rencontré les familles de migrants, certains des 80 professionnels qui travaillent au Chum, visité les logements, les yourtes collectives ou le centre de santé... Les deux maires ont échangé sur les parcours des résidents des structures qu’abritent leurs villes. « Ici, les gens restent entre six et huit semaines, a rappelé Philippe Bouyssou. Mais il n’y a jamais de sortie sèche, ce qui était ma grande crainte : tous sont orientés vers les organismes adéquats, comme les centres d’accueil de demandeurs d’asile. » Leïla Bouzidi, directrice territoriale 91-94 d’Emmaüs Solidarité, et ancienne directrice du Chum, précise même avec fierté « qu’aucune fratrie n’est séparée en quittant le centre. » Reste à ce que cette solidarité ait valeur d’exemple sur l’ensemble du territoire.

Thomas Portier

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