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Les femmes et les enfants d’abord

Le centre d’hébergement d’urgence pour les réfugiés ouvre ses portes le 19 janvier sur le site de l’ancienne usine des eaux à Ivry-Port. Financé par la Ville de Paris, propriétaire de la parcelle, il est géré par l’association Emmaüs solidarité. Il va accueillir principalement des femmes seules, en couple ou accompagnées de leur famille, pour une durée de trois à cinq mois.

Société

Les femmes et les enfants d’abord© Emmaüs solidarité

« En un mois, nous avons réussi à héberger 2 700 migrants grâce au centre d’accueil de la Porte de la Chapelle que nous gérons, explique Bruno Morel, directeur général de l’association Emmaüs solidarité, avec une satisfaction manifeste. Nous avons ainsi évité la constitution d’importants campements de rue. Nous devons réduire encore le temps d’attente des personnes pour éviter qu’il y ait des tentes aux abords du site mais le bilan est positif ! Aujourd’hui, nous sommes heureux de préparer la mise en service du centre d’Ivry.»

Après le boulevard Ney en novembre, la Ville de Paris ouvre le 19 janvier à Ivry un centre d’hébergement d’urgence des réfugiés destiné majoritairement à recevoir des femmes seules, en couple ou accompagnées de leur famille. Celui-ci est situé non loin des quais, sur la parcelle de l’ex usine des eaux qui a été réaménagée avec l’installation de modules en bois. Le démarrage va se faire de façon échelonnée, avec une arrivée des personnes en trois étapes, de mi-janvier à mi-mars, période à laquelle la capacité totale sera atteinte, soit 400 personnes. Elles ne se rendront pas en direct sur place mais y seront toutes conduites suite à une orientation.

« La plupart de ces migrants sont afghans, érythréens ou somaliens, ils fuient la guerre ou des situations d’oppression, précise Bruno Morel. Certains n’ont pas dormi dans un lit depuis des mois ! Dans le centre, nous répondons d’abord aux besoins vitaux avec notamment l’aide de Pédiatres du monde et Gynécologues sans frontière. Ils peuvent ensuite se poser, être informés, pour savoir comment envisager l’avenir. »

Catherine Mercadier