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Non au contrôle au faciès

Jeunes et moins jeunes se sont retrouvés nombreux en soirée le 2 mars à la Maison de quartier du Petit-Ivry. Pour faire suite à sa démarche amorcée ces derniers mois, le Conseil local des jeunes (CLJ) conviait à une séance de travail et de réflexion sur le contrôle au faciès. Un sujet qui s’inscrit dans la douloureuse actualité de l’affaire Théo. Retour sur de riches échanges.

Société

Non au contrôle au faciès

« Il y a aujourd’hui une rupture de confiance entre les citoyens et les policiers, a déclaré Mehdi Mokrani, adjoint au maire en charge de la jeunesse. Cela touche des jeunes mais aussi des parents, des gens pas seulement de banlieue et qui ne sont pas forcément noirs. »

Jeudi 2 mars, une soixantaine d’habitants ont répondu à l’invitation du Conseil local des jeunes (CLJ) pour débattre du contrôle au faciès à la Maison de quartier du Petit-Ivry. Des jeunes, des parents et des grands-parents venus de tous les quartiers de la ville, des citoyens sensibles à la problématique posée par les contrôles d’identité abusifs. Un débat animé par Mehdi Mokrani, en présence de Mehdy Belabbas, élu aux finances, d’Atef Rhouma, élu à la Petite enfance et conseiller municipal délégué au Centre-Ville, et de Jeanne Zerner, conseillère municipale déléguée au Petit-Ivry.

Mehdi Mokrani a rappelé que le travail du CLJ avait conduit la municipalité à adopter au conseil municipal de juin dernier un vœu faisant d’Ivry une candidate à l’expérimentation du récépissé lors des contrôles de police. Au conseil municipal de février, le maire Philippe Bouyssou a réitéré son intention de concrétiser cet engagement.

À l’issue d’échanges sur l’affaire Théo, le public a témoigné de ses propres expériences et livré ses ressentis (lire ci-dessous). La parole s’est libérée, et des pistes de solutions ont été proposées pour mettre un terme au contrôle d’identité abusif sur le territoire. Indignés, les habitants ont décidé de ne pas rester impuissants. À l’appel de Mehdi Mokrani, une quinzaine de citoyens se sont portés volontaires pour animer un comité de vigilance ivryen. Une réunion de travail devrait prochainement être programmée.

Sylvie Moisy

Vous souhaitez en savoir plus sur la création du comité de vigilance ivryen, contactez Elodie Gremont, responsable du Conseil local des jeunes :

01 49 60 25 39 ou egremont(at)ivry94.fr

Paroles d’habitants
« C’est injuste ce que les policiers ont fait, car ils étaient plus grands que Théo. Un policier ça doit représenter la justice. Et pas taper sur quelqu’un pour lui faire du mal. » Ayoub, 13 ans.

« Ça se voit qu’il y a une haine des personnes de couleurs. Théo il a été passé à tabac. Même s’il ne faut pas généraliser, un contrôle, ça peut vite déraper.  » Lamin, 24 ans.

« La police est censée représentée la sécurité et la confiance, et non la peur et la méfiance. Il y a une rupture de confiance. » Mohamed, 17 ans.

« Cela fait quarante ans que je suis en France. L’affaire Théo a révélé des pratiques cachées qui ne sont pas d’aujourd’hui. Mais qu’un procureur de la République ait le courage de dire que l’affaire Théo ne relève pas de la correctionnelle mais de la cour d’assises, ça, c’est quelque chose de nouveau. Et c’est un message encourageant. » Marcel, 65 ans.

« La justice ne peut pas être à deux vitesses, l’une pour la police, l’autre pour les citoyens. Nous les adultes quand on voit les gyrophares arriver, on a peur pour nos jeunes. Ils se font tabasser régulièrement dans la cité. Il faut à un moment faire arrêter les choses. » Farida.

« Dans la cité, les policiers passent au ras des enfants. Ils font peur à tout le monde. Un tir au flash-ball est passé à ça de ma fille enceinte. C’est de l’abus de pouvoir.  » Liliane.

« Avant, il y avait une police de proximité qui circulait paisiblement à vélo. François Hollande avait promis de la rétablir mais il n’a pas tenu son engagement. » Etienne, 75 ans.

« Beaucoup de personnes n’osent pas porter plainte et se faire examiner par un médecin légiste pour faire valoir leurs droits. » Fabienne.

Infos pratiques
Contrôle d'identité : quelles sont les règles ?
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1036
Le collectif « Stop le contrôle au faciès »
a mis en place un numéro de téléphone pour signaler par SMS tout contrôle abusif : 07 60 19 33 81. http://stoplecontroleaufacies.fr/slcaf

Téléchargez le « Guide d’action face aux contrôles abusifs »

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