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The Outcasts : les parias sont ouverts

Formés en 1977 à Belfast, The Outcasts («Les Parias») font exploser leur punk nord-irlandais le 18 mars au Hangar. Petit aperçu avec Martin Cowan, guitariste et parolier.

Culture

The Outcasts : les parias sont ouverts© Philippe Huynh Quan Suu

En 1977, cela devait être plus difficile d’être punk en Irlande du Nord qu’à Londres…

En effet, c’était très dur. Belfast était une zone de guerre : tu pouvais te faire tuer n’importe quand, de jour comme de nuit. Avec le couvre-feu, tout était fermé à partir de 21h30 donc il n’y avait que très peu de concerts. D’autant que les milices paramilitaires n’aimaient pas nos looks, et ça finissait souvent en bagarre. Quant à l’armée, omniprésente, elle ne nous aimait pas plus! Vers 1978, un pub à la limite du centre-ville, le Harp, s’est ouvert aux groupes punks, et nous sommes l’un des premiers à y avoir joué. Il fallait faire la promo des concerts soi-même et tenter de convaincre les gens de venir car ils avaient peur de se faire tirer dessus s’ils sortaient… Mais, petit à petit, un public de quartiers et religions différents a commencé à se mélanger, et la scène s’est développée. Les gens en avaient marre, et faire un groupe punk était une manière de riposter.

En tant que parolier, qu’est-ce que tu voulais exprimer ?

Quand j’ai entendu Anarchy In The UK des Sex Pistols, ça m’a vraiment donné envie de prendre un instrument. Autour de nous, tout le monde se déchirait entre factions rivales, et nous voulions être en dehors de tout ça, être différents. Mes paroles ne sont pas à prendre très au sérieux. C’est surtout de l’humour noir, notre ressenti face au quotidien, du fait de vivre sur la soi-disante aide sociale, de marcher dans Belfast et de croiser des types qui voulaient juste nous casser la gueule… De toute façon, il était quasiment impossible d’exprimer des opinions politiques de manière directe.

À 40 ans, le punk est toujours vivant, qu’en penses-tu ?

C’est super, on joue dans de grands festivals en Allemagne ou en Angleterre, qui rassemblent toutes les générations. Pour moi, le punk ne consiste pas à porter un uniforme - crête ou blouson de cuir -, c’est un moyen d’être libre, de s’exprimer comme on veut, de faire son propre son, sortir soi-même ses disques et non selon les exigences des gros labels. D’ailleurs, les premiers groupes punks avaient tous un son différent. Et puis, aujourd’hui, Belfast est un bien meilleur endroit pour vivre alors nous continuons parce qu’on s’amuse énormément!

Propos recueillis par Daniel Paris-Clavel

Plus d’infos sur le groupe

Bio express
1977

Après s’être fait virer de cinq bars le même soir, les trois frères Cowan forment The Outcasts: Colin Cowan à la batterie, Greg Cowan au chant et à la basse, Martin Cowan et Colin «Getty» Getwood aux guitares.

1978

Premiers 45T : Frustration puis Just Another Teenage Rebel sur le mythique label de Belfast, Good Vibrations.

1979

Self Conscious Over You
, premier album.

1982

Décès de Colin Cowan dans un accident de la route.

1983

Blood & Thunder
, second album.

1984

Le groupe sort un mini-album, Seven Deadly Sins, puis se sépare.

2011

Reformation pour l’anniversaire de Greg Cowan.

18 mars 2017

The Outcasts inaugurent leur tournée des 40 ans à Ivry, au Hangar, avec les Parisiens All This Mess et Mme Ex!

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