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Justice pour Adama

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était déclaré mort asphyxié à la suite d’un contrôle d’identité à Beaumont-sur-Oise. Depuis cette date, sa sœur, l’ivryenne Assa Traore, se bat pour qu’il lui soit rendu justice. Une rencontre-débat était organisée avec la jeune femme le 22 mai, à l’invitation d’Envie de lire et de CCI, autour de son livre paru mi-mai: « Lettre à Adama ».

Société

Justice pour Adama© Mairie d'Ivry sur Seine - Fréderic IriarteAvec une immense dignité, Assa Traoré a évoqué les difficultés à faire la lumière sur la mort de son frère.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré, habitant de Beaumont-sur-Oise (95) qui allait fêter ses 24 ans, est déclaré mort asphyxié, menotté face contre terre, à la gendarmerie de Persan suite à un « simple contrôle d’identité ».

Les 19 et  22 mai, à l’initiative de la librairie Envie de Lire et de l’association Convergence Citoyenne Ivryenne, plus de trois cents personnes sont venus à l’Espace Robespierre écouter le témoignage de sa sœur Assa. Son livre Lettre à Adama, paru en mai au Seuil, relate l’éprouvante bataille de sa famille pour connaître la vérité et rétablir la justice.

« Notre librairie s’intéresse depuis longtemps à ce qui se dit sur - et surtout depuis - les quartiers populaires, rappelle Hugues d’Envie de Lire. Avec ce livre, Assa et sa famille ont fait le choix de prendre la parole et de reprendre la main pour contrebalancer ce qui a été dit par les médias sur l’affaire. »

Dans la salle de l’Espace Robespierre, l’émotion est palpable lors du récit détaillé et souvent glaçant de l’enquête menée par la famille d’Adama. Femmes et hommes, jeunes et moins jeunes d’Ivry et d’ailleurs, tous expriment leurs condoléances bien sûr, mais surtout leur soutien et leur indignation face aux pressions de l’institution. Car restée debout malgré le deuil, la famille Traoré s’est pourtant vite retrouvée au banc des accusés.

Trois frères d’Assa et plusieurs soutiens sont d’ailleurs emprisonnés sous divers prétextes, coupables surtout de chercher vérité et justice pour Adama, mais aussi pour toutes les autres victimes. Quand la police maintient l’ordre social plutôt que l’ordre public, ce sont des dizaines de personnes issues des quartiers populaires qui ne survivent pas à leur interpellation : Wissam El Yamni, Lamine Dieng, Abdelilah El Jabri, Cyril Cozic, Lassana Diarra, Ahamadou Marega...

« L’affaire Adama représente le mal-être de cette France qui divise son peuple, constate amèrement Assa Traoré. C’est pourquoi nous devons écrire notre propre histoire pour ne pas laisser les autres en raconter une version tronquée et mensongère… même si nous aurions aimé ne jamais avoir à faire ce livre. »

Daniel Paris-Clavel

Lettre à Adama, éditions Seuil 2017, 17 €. Tous les bénéfices de l’ouvrage sont reversés au combat judiciaire de la famille Traoré.

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