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Les salariés de transat, vent debout

Ce 23 mai, dans l’après-midi, plus d’une centaine de salariés de Transat sont venus donner de la voix devant la mairie. Ces derniers protestent contre le déménagement de leur entreprise à Levallois-Perret et la suppression de 343 postes de travail. Une délégation a été reçue en mairie par Romain Marchand, premier adjoint au maire, qui les a assurés du soutien de la municipalité.

Société, Vie économique

Les salariés de transat, vent debout© Mairie d'Ivry sur seine - Florian Guéguen

« Rendez-vous compte que le groupe auquel Transat appartient – TUI France - a touché près de 2,4 millions d’euros au titre du Crédit impôt et compétitivité ! Et qu’en plus de cela, le groupe dans son ensemble réalise plus de 17 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur l’année 2016. Par contre, nous, salariés, nous ne valons rien au regard de ces profits. » Stéphanie Dayan, déléguée syndicale CFDT chez Transat, a de quoi être amère. Tout comme l’ensemble des salariés du voyagiste, dont une grande partie a décidé de débrayer ce mardi 23 mai, pour s’opposer au déménagement de leur entreprise à Levallois-Perret et au licenciement de 343 personnes sur la base de « départs volontaires ».

L’entreprise située rue Raspail, a été rachetée en octobre dernier par TUI, leader mondial du tourisme, qui avait longtemps laissé plané le doute quant au devenir du site ivryen. Avant qu’il ne soit officiellement annoncé sa fermeture, en avril dernier. « Nous avons l’impression que tout s’est fait en catimini, il n’y a eu aucun dialogue avec les salariés, s’insurge Stéphanie Dayan, balayant du regard la centaine de salariés qui agitent leurs banderoles au pied de la mairie. C’est pour cela que nous sommes ici, c’est pour crier notre mécontentement et venir chercher le soutien de la ville d’Ivry. Et c’est la première fois que nous sommes aussi nombreux, c’est du jamais vu ! »

Commencées il y a quelques semaines, les négociations sont aujourd’hui au point mort. « Nous demandons seulement 1 mois de salaire par année d’ancienneté et une prime de 1000 euros, se désole cette salariée de longue date. La manière dont nous sommes traités est indigne d’une entreprise comme celle-ci. »      

Présents pour recevoir les grévistes, Romain Marchand, premier adjoint au maire et Pascal Savoldelli, vice-président du Conseil départemental, ont rappelé leur soutien aux salariés du voyagiste. « Je suis en colère contre la décision de votre direction, à double titre, s’est exclamé Romain Marchand. D’abord parce que cela va représenter un manque pour notre ville et notre territoire. Et ensuite, parce qu’avec ces licenciements, c’est votre vie et celle de vos familles que l’on met en péril. »

Alors qu’une délégation de salariés était reçue en mairie, Pascal de Izaguire, PDG de TUI France, a répondu à la demande de rendez-vous faite par le Maire, Philippe Bouyssou, il y a un mois et proposé de fixer une rencontre au 22 juin. Une date jugée trop tardive par les intéressés, alors que les salariés doivent s’exprimer sur le plan de départs volontaires entre le 3 et le 23 juillet.

Florian Guéguen

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