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À l’école des réfugiés

Une école dans un centre d’hébergement d’urgence pour migrants, c’est inédit en France et cela se passe à Ivry-Port. Anne Hidalgo, maire de Paris et Philippe Bouyssou, maire d’Ivry, ont rencontré les enseignants et les élèves, ce 4 septembre, jour de rentrée des classes.

Enfance-jeunesse, Société

À l’école des réfugiés© Mairie d'Ivry - Frédéric Iriarte

«Je m’appelle Ali, j’ai 15 ans et je viens d’Irak.» «Je suis Féroza, j’ai 13 ans et je suis née en Afghanistan, je parle l’anglais, le farsi et bientôt le français !» Ce 4 septembre, les enfants et adolescents du centre d’hébergement d’urgence (CHU) pour migrants faisaient leur première rentrée scolaire française. Pour l’occasion, Anne Hidalgo, maire de Paris, Philippe Bouyssou, maire d’Ivry ainsi que des représentants de l’Éducation nationale les ont rencontrés dans leurs classes à Ivry-Port.

Créé par la Ville de Paris et l’État début 2017, le site est géré par l’association Emmaüs Solidarité. Depuis peu, il dispose d’une structure scolaire totalement inédite dans ce type de lieu. Une école aménagée dans un module préfabriqué et rattachée aux académies de Paris et Créteil. Cinq enseignants de l’Éducation nationale y dispensent un enseignement axé sur l’apprentissage de la langue de Molière et la découverte du système scolaire français. Pour l’heure, 60 élèves, de 5 à 18 ans y étudient au sein de quatre classes à effectifs réduits. Certains ont déjà un bon niveau d’études, d’autres n’ont jamais été scolarisés. Tous ont fui avec leurs parents leur pays d’origine et sont demandeurs d’asile en France.

«La crise migratoire à laquelle nous sommes confrontés actuellement nous oblige à organiser l’accueil des réfugiés et à ne pas laisser le chaos s’installer. Le centre situé à Ivry est remarquable car il est doté d’une école où les enfants s’imprègnent des valeurs républicaines», a expliqué l’édile parisienne. «Nous avons besoin de lieux exemplaires comme celui-ci,» a ajouté Philippe Bouyssou.

Au bout d’un mois et demi, les familles quittent le CHU pour des centres plus pérennes. La scolarisation des enfants se poursuit alors dans les établissements classiques, au sein d’unités spécialisées pour non francophones, avant de rejoindre les classes ordinaires. Mais sur le fronton de leur première école figure déjà la devise républicaine.

Catherine Mercadier