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Art contemporain : l’esprit alerte

Pour lancer les Pleins Feux, la galerie Fernand Léger expose « Témoins secondaires » de Francisco Ruiz de Infante : une immersion à la fois ludique et inquiétante.

Culture

Art contemporain : l’esprit alerte© Galerie Fernand Léger

Voir le programme complet des Pleins Feux

Un pas, et la lumière se fait, permettant d’apercevoir un court texte sur le mur : « La révolution ne peut être importée, elle ne peut être évitée ». Un mouvement et nous voilà plongé dans le noir alors qu’on approchait une sorte de totem végétal d’où partent les câbles nécessaires à l’installation. Le tout est surmonté d’une girouette fixe indiquant les points cardinaux, comme pour mieux souligner notre désorientation.

Car sur les murs d’une autre salle, nos ombres  et nos reflets sur des miroirs se mêlent aux projections de danseurs qui semblent fuir quelque chose. Et puis en passant devant un écran, on s’aperçoit qu’on est également filmé. Ailleurs, défilent les bandes de caméra de surveillance…

Si toute exposition a par définition besoin du spectateur pour exister, celle de Francisco Ruiz de Infante va plus loin. « On ne regarde pas les choses, on est dedans », souligne Hedi Saidi le directeur de la galerie Fernand Léger. L’artiste basque espagnol réfute le terme de spectateur : « là, le public est quasiment acteur, c’est un témoin. » Un Témoin secondaire, pour reprendre le titre de l’expo. « Secondaire », parce qu’il est fait appel à la mémoire immédiate du public au gré des  indices semés, des correspondances entre les œuvres,  des traces que le visiteur laisse lui-même d’une salle à l’autre. Passé et présent s’abolissent, plaisir et sentiment d’un danger latent s’entremêlent. 

« On doit rester alerte », sourit le créateur du labyrinthe.  L’immersion a quelque chose de troublant, comme lorsqu’on met un temps avant de se rendre compte qu’il n’y a pas de miroir dans la pièce quasi symétrique dans laquelle on vient de pénétrer. « Il n’y pas d’illusion, je laisse apparents tous les moyens que j’utilise, souligne Francisco Ruiz de Infante.  C’est le cerveau qui construit l’histoire. »

Thomas Portier

Du 22 septembre au 16 décembre à la galerie Fernand Léger : 93 avenue Georges Gosnat. 01 49 60 25 49. Vernissage le 21 septembre à 18 h avec  deux performances de la chorégraphe Olga Mesa.

Lumière sur les Pleins Feux
Le 21, l’artiste Octavio Blasi interviendra sur les potelets situés devant le 97 avenue Georges Gosnat.

Le 21, vernissage de l’exposition des dessins préparatoires et de photos de Oblique Haute, l’œuvre de Jean Clareboudt située devant l’école de l’Orme au chat. Au 97 avenue Georges Gosnat.

Les 23 et 24 septembre, pour les Pleins Feux, 250 artistes ivryens ouvrent les portes de leurs ateliers dans 46 lieux. La galerie Fernand Léger propose à cette occasion quatre parcours commentés des œuvres d’art présentes dans l’espace public.

Tout le programme sur http://fernandleger.ivry94.fr/

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