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Au TQI, une sauvage solitude

La saison a repris au Centre dramatique national du Val-de-Marne. Sur scène, jusqu’au 22 octobre, se joue la pièce "Dans la solitude des champs de coton", une pièce de Bernard-Marie Koltès, mise en scène et interprétée par Charles Berling. Interview.

Culture

Au TQI, une sauvage solitude© Mairie d’Ivry-sur-Seine - Alex BonnemaisonCharles Berling et Mata Gabin sur la scène du Théâtre des Quartiers d’Ivry lors de la présentation de saison, en septembre.

Pourquoi monter Dans la solitude des champs de coton ?

Charles Berling : Dans les années 90, j’ai joué Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès. Et dans les années 80, j’avais vu les mises en scène de Patrice Chéreau au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Depuis, je désirais retrouver l’écriture particulièrement forte de cet auteur majeur, à la fois prosaïque et poétique. Dans la solitude des champs de coton raconte l’histoire d’un dealer et d’un client. Ce dernier se rend dans un quartier malfamé, la nuit, il veut en finir. Entre eux, s’engage un combat de mots et de pensées avant qu’ils n’en viennent à l’affrontement physique, qui aura lieu une fois le rideau baissé. La pièce demande un investissement physique puissant de la part des interprètes. Ce mélange de sauvagerie et de civilisation me fascine car c’est pour moi le principe du théâtre.

Quel est votre parti pris de mise en scène ?

ChB : La pièce est écrite pour deux êtres : l’un est blanc, l’autre noir. Au départ, le projet a été conçu avec l’actrice Léonie Simaga qui avait proposé que le dealer soit joué par une femme et non par un homme. J’ai conservé cette idée car elle renforce l’aspect indéfini, obscur, mystérieux de ce personnage. L’actrice Mata Gabin l’interprète merveilleusement. Au-delà de la confrontation entre deux individus, la question de l’esclavage est posée. À un moment donné, le dealer s’offre au client, laisse entrevoir sa féminité en l’occurrence. Le client répond par une agressivité immense car cela lui est insupportable. On sait à quel point nous sommes conditionnés à ne pas accepter de façon simple l’amour, l’offrande de l’autre. Ils se refusent l’un à l’autre, tout se désirant éperdument.

Que représente la Manufacture des Œillets pour vous ?

Chb : Avec Patrice Chéreau, à la fin des années 90, nous étions venus y faire des lectures du scénario de Ceux qui m’aiment prendront le train dans lequel je jouais. Cette scène est déjà un lieu mythique, avec des metteurs en scène fantastiques, Elisabeth Chailloux, et Adel Hakim qui vient de nous quitter. Son idée de Théâtre des Quartiers du monde est magnifique.

Propos recueillis par Catherine Mercadier

Dans la solitude des champs de coton, mise en scène : Charles Berling, interprétation : Mata Gabin et Charles Berling. Du 12 au 22 octobre, au Théâtre des Quartiers d’Ivry, Centre dramatique national du Val-de-Marne : 1 place Pierre Gosnat. Réservations : 01 43 90 11 11. Tarif ivryen : 13 € (9 € pour les abonnés).

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